DYNAFAC
DYNAFAC

Depuis plus d’une trentaine d’années, les membres du collectif DYNAFAC fournissent d’importants efforts pour l’installation de dispositifs d’étude de la dynamique forestière.

Le premier dispositif, installé en 1982 à M’Baïki en République Centrafricaine, a fait l’objet d’importantes collectes de données. A ce jour près d’une quinzaine de dispositifs sont installés ou en cours d’installation dans plusieurs pays de la COMIFAC, en partenariat avec des acteurs publics et privés.

On distingue généralement deux types de dispositifs :

  • les dispositifs de type parcelle
  • les dispositifs de type sentier.

Parfois, ces deux types de dispositifs sont combinés sur un même site, formant ce qu’on appelle un dispositif complet. Cliquez ici, pour voir la répartition des dispositifs installés.

dispositifs de types parcelles

Sur les dispositifs de DYNAFAC, la parcelle couvre une superficie de 4 à 9 ha. Elle fait l’objet d’un inventaire exhaustif périodique des arbres dont le diamètre atteint le seuil de 10 cm de diamètre à 1.3 mètre de à hauteur de poitrine (ou DHP). Elle permet la quantification des trois processus de la dynamique à savoir : la croissance, le recrutement et la mortalité. Le nombre d’arbres présents est suffisant pour obtenir de bonnes estimations de cette dynamique à l’échelle du peuplement (tous les arbres) mais rarement à l’échelle de la population (tous les arbres appartenant à une espèce et en particulier à une espèce commerciale ou ayant un potentiel commercial). C’est pour cette raison qu’il faut également faire appel à des sentiers.

dispositifs de types sentiers

Le sentier est un réseau d’arbres appartenant à un nombre d’espèces, reliés par des pistes et faisant l’objet d’un suivi périodique. Il permet de quantifier deux des processus de la dynamique des populations, la croissance et la mortalité. Il présente l’avantage de ne pas être limité en nombre d’individus, car un sentier n’a pas de taille finie. L’autre avantage de ce type de dispositif est que l’installation et le suivi sont moins onéreux, en comparaison du dispositif de type parcelle.

 

Ces dispositifs permettent également de réaliser des études génétiques visant à évaluer l’impact de l’exploitation sur la reproduction des arbres. Ces travaux sont effectués à l’aide des marqueurs moléculaires permettant d'estimer, les distances de dispersion des graines, du pollen et le taux de consanguinité au sein de populations d’arbres.

Par ailleurs, des études phénologiques cruciales pour déterminer le diamètre de fructification régulière (DFR) des espèces peuvent être réalisées dans ces dispositifs ; le DFR est important pour la fixation des diamètres minimum d’exploitabilité (DME) des espèces exploitées. De nombreux autres travaux scientifiques peuvent être réalisés au sein de ces dispositifs.

Pour en savoir plus sur la méthodologie et les coûts engendrés par l’installation et le suivi de ces dispositifs :